Née à Königsberg, Käthe Kollwitz y entreprend ses études avant de travailler à Berlin, notamment auprès du graveur et portraitiste
Karl Stauffer-Bern, dont l’influence sur sa première période créatrice est déterminante. Dans ses illustrations de la pièce "les Tisserands" réalisées en 1898, apparaît pour la première fois l’engagement social
passionné qui caractérise toute son œuvre. Au centre de ses dessins, eaux-fortes, gravures sur bois et lithographies sont représentées des figures typiques du prolétariat des grandes villes
— dans ses œuvres tardives, ce seront essentiellement des mères et des enfants. À partir des années vingt, Käthe Kollwitz devient une artiste réputée. Membre de l’académie prussienne des
Arts en 1919, c’est la première femme à enseigner dans cet établissement. En 1933, elle est exclue de l’académie par les Nazis et vivra jusqu’à sa mort dans un grand isolement.Käthe Kollwitz fait
ses études à Berlin. De 1898 à 1903, elle enseigne à l'école artistique de Berlin. Suite de la victoire des nazis, elle est forcée à démissionner de son poste aux Beaux-Arts de Berlin.
Elle meurt le 22 avril 1945 à Moritzburg.
La plupart de ses œuvres (dessins, sculptures, gravures) sont exposées près de Dresde, à Berlin et à Cologne. Le
musée de Cologne fut le premier à rendre hommage à l'artiste. Il possède la plus grande collection de ses travaux. La Maison de Käthe Kollwitz à Moritzburg (près de Dresde) est aussi ouverte au
public, et recelle deux-cents des œuvres de cette artiste engagée. Après sa mort, pour lui rendre hommage, le prix Käthe-Kollwitz fut créé.
Plusieurs années après la mort de Käthe Kollwitz, beaucoup d'écoles, de librairies et de rues sont
baptisées à son nom, à sa mémoire.