Blaise Cendrars, la légende bourlingueuse

Publié le par Médiathèques du Haut-Livradois

Lecture théâtralisée

conçue et interprétée par Eric Cénat & Patrice Delbourg

(Théâtre de l'imprévu)

Médiathèque de St-Amant R. S.

jeudi 2 août à 17 h *

* L'ouverture au prêt de la médiathèque ne sera donc pas assurée ce soir là !

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Le livre de Patrice Delbourg, L' odyssée Cendrars. 2010

est à la disposition des lecteurs à la médiathèque de St-Amant

Biographie de Blaise Cendrars proposé par Patrice Delbourg :

« Frédéric-Louis Sauser, plus connu sous le pseudonyme de Blaise Cendrars, voit le jour à la Chaux-de-Fonds, sur le territoire helvétique.
Béret sur le côté, yeux pochés, sa trogne rubiconde de réclame enluminée pour vieux calvados n’est pas celle d’un troubadour académique : “J’ai réellement une sale gueule. Cela me réjouit”.

Premier commentateur de la modernité, il ne cesse d’écrire sur le cinéma, la musique, la poésie, les  peintres de la Ruche et les ivresses de Montparnasse. Léger, Chagall, Braque, Delaunay, Modigliani l’entourent. Il partage avec les plasticiens une même vision simultanéiste d’un temps en pleine mutation. Il n’est plus temps pour l’artiste de baguenauder en témoin de son époque et de bâtir un monument pour les générations à venir. « Tout tombe. Le soleil tombe. Nous tombons à la suite.” Alors place au poète, dont la tâche est de dire ce qui est, de savoir déchiffrer les signes de l’histoire qui s’écrit sous nos yeux, trop soucieux qu’ils sont de l’instant, ils risquent de ne pas voir se profiler de lendemains.

Sa biographie voyageuse passe par Saint-Petersbourg, Buenos-Aires, le Portugal, le Brésil surtout, sa seconde patrie. Il observe plus qu’il ne vit la misère : “d’où me vient cet amour des simples, des humbles, des innocents, des fadas et des déclassés”. Ce diable de Cendrars et son galurin gris sont partout  à la fois : Greenwich  Village, à Montmartre, à New York où Marcel Duchamp et Francis Picabia jouent les trappeurs de l’avant-garde. Sa soif  de confondre les horizons est immense, le choix redondant de ses livres en témoigne : “Au coeur du monde”, “Du monde entier”, “La fin du monde”, “emmène moi au bout du monde”.

Il tend son bras unique (l’autre ayant été amputé le 26 septembre 1915 dans la boue des tranchées) vers l’art nègre, vers Walt Whitman, vers les chercheurs d’or en Alaska, les eaux claires du lac Baïkal ou les terres aléoutiennes.  Partout la poésie est en jeu, il n’y a qu’à la regarder au dehors pour la voir à l’oeuvre, pure musicalité, parfums orgiaques, abécédaires du mouvement. Voilà ce qu’il disait déjà à propos de La prose du Transsibérien : “Toute vie n’est  qu’un poème, un mouvement. Je ne suis qu’un mot, un verbe, une profondeur, dans le sens le plus sauvage, le plus mystique, le plus vivant”.

 

Ce spectacle vous est proposé dans le cadre du partenariat avec la CCAS et le village-Vacances Saviloisirs

Publié dans Rencontres d'auteurs

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